Makaveli

Internet respecte-t-il l’environnement ?

Tant elle est évidente, il serait vain de vous parler de l’importance de l’internet. Selon les estimations de l’ONU, plus de 9 milliards de personnes seront connectés d’ici 2035. Mais l’utilisation de l’internet n’est pas sans danger pour l’environnement, et ses impacts loin d’être anodins.

internet et l'environnement
Internet Pixabay Image CC

Pour l’accès et l’utilisation du net, il faut des infrastructures et des machines (ordinateurs, smartphones, tablettes, serveurs, data centers…) dont la création et la mise marche nécessite une quantité énorme d’énergie et de ressources fossiles.

Les servers et data centers nous permettent de stocker, traiter, et rendre accessible les données sur Internet 24h/24. Ces centrales vont de pair avec d’importants systèmes de refroidissement. Ce qui a pour effet de décupler leurs consommations d’énergie.

La consommation d’énergies fossiles crée des gaz à effet de serre, ce qui entraîne une détérioration de la couche d’ozone. 

Consommation vorace d’énergie

Server
Server Pixabay Image CC

Un data center consomme en moyenne en une journée autant que 30 000 habitants de type foyers européens. Pourtant, il y aurait 4081 data centers dans le monde.

Selon le rapport de Clicking Clean publié en janvier 2017, Internet représentait 7 % de la consommation d’électricité mondiale. Ce pourcentage est du aux utilisateurs à 47%, aux réseaux à 28% et aux data centers à 25% (source greenIT.fr Erse.net).

Internet représente 1037 Twh d’électricité, soit l’énergie annuelle de 40 centrales nucléaires, ce qui équivaut à 609 millions de tonnes de gaz à effet de serre, ou encore l’équivalent de tous les vols civils mondiaux par an. Une utilisation individuelle d’internet par an correspond à la consommation de 3 000 litres d’eau et émet 200 kg de gaz à effet de serre.

Internet nécessite des ressources minières importantes, en plus de la consommation d’énergie.

Les matériaux informatiques

La fabrication des matériels informatiques eux aussi ont un apport dans l’augmentation du niveau des gaz à effet de serre. La fabrication d’un ordinateur nécessite 1,8 tonnes de ressources (240 kg d’énergie fossiles, 22 kg de produits chimiques et 500 litres d’eau) ( source: ecoacteurs site d’information sur l’éco-responsabilité).

En 2010, il y avait 1,3 milliard d’ordinateurs dans le monde et le chiffre continue d’augmenter de façon exponentielle. En plus des téléphones, tablettes et autres objets connectés. 4 000 tonnes de déchets d’équipement électriques et électroniques sont produits chaque heure au niveau mondial.

Les données démontrent l’urgence des mesures à prendre, et des bons comportements à adopter.

Internet
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Tous pour un internet écologique

Nous pouvons réduire l’impact environnementale de l’internet, en choisissant des matériaux écologiques. Il faut aussi recycler nos appareils informatiques désuets. Se connecter utilement, éteindre nos appareils après utilisation, pour réduire notre consommation d’énergie. Inciter les fournisseurs d’internet, les hébergeurs et les data centers à migrer vers les énergies renouvelables.

Chacun de nos mails, de nos publications sur les réseaux sociaux…  ont des incidences sur l’environnement. Soyons des internautes écoresponsables.

Sources des données statistiques :

La plateforme de l’engagement RSE et développement durable
ecoacteurs
Huffington Post
Consoglobe

 


Gagnes-tu de l’argent avec ton blog ?

L’une des questions que l’on me pose le plus souvent c’est « combien d’argent ton blog te rapporte ? ». Je ne savais pas qu’un blog pouvait générer de l’argent, j’ai embrassé le blogging sans aucun dessein pécuniaire, car être blogueur c’est pour moi une question de partage et de passion.

Pourquoi faut-il que tout soit rentable ?

Nombreux sont ceux qui viennent me voir avec le dessein d’être blogueur, mais peu après ils s’en lassent, car le blog ne rapporte pas forcement de sous. En réfléchissant à la problématique des interrogations, naquît en mon esprit la question de savoir s’il faut vraiment gagner de l’argent avec tout ce que nous faisons ? L’argent est-il prédominant au point de primer sur la passion ?

Normal, quand regarde le monde aujourd’hui ce qui compte c’est l’avoir, pas l’être. Les publicités nous font miroiter un modèle de bonheur dans lequel il faut posséder plus. Depuis l’enfance, on nous fait comprendre que la vie c’est gonfler son compte en banque.

Pourtant, l’argent ne doit pas valoir sur les valeurs telles que le partage. L’argent ne doit pas être une motivation, un but à poursuivre, car ceux qui ont révolutionné le monde n’étais pas motivés par la bourse mais par le désir et la passion de ce qu’ils réalisaient.

Il y a des choses que l’argent ne peut acheter.

Avec mon blog, je gagne bien plus que de l’argent

A bien des égards, être blogueur m’a été bénéfique, mais je n’ai jamais pris le côté financier. Depuis que j’écris des articles je m’informe plus, je lis beaucoup et je me documente sur plus d’un sujet. Au fond, être blogueur c’est apprendre toujours plus.

Ce que j’aime le plus, ce sont les rencontres avec mon blog. J’ai rencontré des personnes magnifiques qui valent plus que n’importe quel montant sur un chèque de banque. Des rencontres qui m’ont enrichi, des personnes qui m’ont inspiré.

Je reçois des invitations pour participer à des événements importants, j’anime des ateliers pour partager mon expérience d’acteur du web, une aubaine pour participer à l’édification de mon pays.

Tout blogueur est investi d’une mission.

Je crois que l’information doit être gratuite et pour tous

Le blog est un outil efficace pour informer. À travers lui, la lumière peut être faite sur des faits inédits, non couverts par d’autres médias. Surtout en Afrique où il y a tant de choses à dire, à faire découvrir, sur l’histoire par exemple. Il y a tant de luttes à mener sur le plan politique, éducatif…

Pour moi, chaque blog est un livre, une école qui permet d’éduquer, d’informer et de sensibiliser des milliers d’africains sur nos réalités spécifiques. Avec un blog, nous pouvons lutter contre la corruption, sensibiliser sur la scolarisation des filles…

Gagner de l’argent avec son blog, c’est pas condamnable

Je ne dis point qu’il est damnable de se faire de l’argent avec son blog, juste que c’est la passion et l’envie qui doivent être notre moteur si nous voulons aller loin. Je dis juste qu’il y a d’autres buts humanistes et nobles qui doivent nous motiver.

Personnellement je blogue parce que j’aime écrire, lire et être lu. J’ai la banane quand je lis les commentaires des lecteurs, la joie d’avoir partagé notre opinion avec quelqu’un. Le bonheur et l’espoir que les gens prennent le temps de s’écouter.

Vous avez lu mon billet, merci, c’est tout ce que je gagne avec mon blog et ça me rend heureux.


Un lit d’épines

Mariée à 20 ans contre son gré à un homme de l’âge de son père, Marissa nous livre à cœur ouvert ce qu’est de partager sa vie avec une personne que l’on n’aime pas, une vie de mariage forcé.

Une étrange rencontre

La quasi-totalité des passagers sont endormies, une lumière tamisée éclaire insuffisamment l’intérieure du car. A travers les vitres on aperçoit les étoiles et la lune défilées. Enveloppé dans l’obscurité de la nuit douce et profonde, guidés par les seules lumières des phares qui éclairent à quelques mètres la route devant, nous roulons à plus de 90 km/h sur la route reliant Sikasso à Bamako.

Voyage
Voyage Pixabay Images CC

La contingence a fait que ce jour nous nous retrouvions dans le même, car assis l’un à côté de l’autre, destinés à dépenser ensemble les 6 heures du tronçon Sikasso-Bamako. Après quelques minutes de route, ouvertement et librement nous entamions des conversations les plus intimes comme si nous nous connaissions depuis des lustres, moi tel un psychologue, quant à elle, une patiente qui extériorise ses tourments et m’emporte dans l’enfer d’une vie de mariage forcé.

Sacrifice et l’espoir d’une famille

Je n’avais que 18 ans quand je perdu mon père, je suis l’ainée d’une famille 3 enfants toutes filles. Alors très vite ma maman et mes oncles décidèrent de me donner en mariage car seule, elle ne pouvait supporter les charges de trois filles étant elle-même femme au foyer.

Alors mon mariage fut diligenté, pour que mon mari subvienne à mes besoins et ceux de ma famille ; et cela sans me concerter, de toute façon, avais-je le choix ? Alors les voici décider de ma vie comme je n’étais qu’une charge à réduire, à 20 ans je devenais la troisième épouse d’un homme de 55 ans. Et je dû m’y accommodé pour ma famille mais aussi par peur.

Mariage
Mariage Pixaba Images Ccĺ

Enfermé dans une prison à ciel ouvert

Je vis dans une grande famille musulmane de confession sunnite alors je suis obligée de porter le voile, ne pouvant sortir sans approbation de mon mari, tel un ornement, je ne sers que de décoration dans la maison, l’avis l’homme prime à raison ou à tort. Je vis mes jours entre la cuisine et la téloche car même avoir des amis est désapprouvé.

Malgré toutes les commodités et le luxe je suis insatisfaite, insatisfaite car j’aurais voulu aller à l’école, et être institutrice.

Un phallocrate qui manque de virilité 

Mon plus grand rêve est d’avoir un enfant, cela fait plus d’une année que j’essaye mais lui, il a des problèmes. Aussi tu sais qu’avec 3 femmes à 55 ans, on n’a plus la même vigueur qu’un jeune. En plus de ne pouvoir me faire d’enfant je ne connais l’orgasme qu’en rêve.

Desir
Desir Pixabay Images Cc

Je me demande jusqu’à quand je vais pourvoir supporter cette vie, dépossédée de mes libertés, mes rêves avortés, et mes désirs inassouvis. Souvent je pense au suicide, au divorce ou même à l’adultère. J’aimerais moi aussi connaitre la joie de vivre, les plaisirs de la vie. Et toi qu’en penses-tu ?

Ébahis et viscéralement attristé par son histoire je ne savais quoi dire, je n’avais pas les réponses à ses tourments.


Au Mali l’argent fait la politique

Tant que l’argent fera la politique au détriment des valeurs sociales, morales et démocratiques, aucune avancé culturelle, économique, éducative… ne sera envisageable. Hors que pour la bonne marche de la démocratie, c’est l’engagement de toutes les composantes de la société autour des valeurs démocratiques sociales et éthiques qui est nécessaire.

Les élections

Le plus grand taux de participation aux élections maliennes est de 48% et c’est celui des présidentielles de 2013, alors que les taux enregistrés au précédentes elections sont largement en deçà. Nombreux sont les facteurs qui concourent à la problématique des élections au Mali : faible taux de participation, fraudes, achats de consciences citoyennes…

La perte de confiance en la politique et en ses acteurs, est due au non respect des promesses électorales. C’est aussi l’une des causes du désintérêt des citoyens face aux questions politiques. Ajouter à cela la méconnaissance de l’enjeu du vote. La pauvreté qui fait que certains voient les élections comme une aubaine de se faire des sous. En 2016 aux élections communales de 20% des personnes interrogées affirment être témoins de cas de corruption et d’achats de conscience (AFRIK-POLL Sondage Magazine Le Bon Citoyen N : 01)

Les votes sont pour la plupart motivés par les affinités, la bourse ou autres présents offerts par les politiciens jamais pour le projet de société, les valeurs, la moralité du parti ou du candidat. Alors, avec quelques sous n’importe qui peut se voir élire pour occuper un poste de responsabilité.

La responsabilité de cette triste réalité est partagée entre les partis politiques l’État et les citoyens.

Berthe Jeune leader d’association Photo: Makaveli

Selon M. Berthé un jeune habitant de Sangarebougou a Bamako et  leader d’association 《 La politique n’est pas de suivre les gens, mais leurs ideaux et cela est quelque chose que les Maliens n’ont pas comprit. Ce qui est lamentable c’est que la politique est perçue comme un moyen radipe et facile de s’enrichire des caisses de l’Etat.》

Les partis ou les entreprises politiques 

Politique
Politque Pixabay Image CC

Selon la charte des partis politiques du Mali en son ARTICLE 36 : Les partis politiques ont l’obligation d’assurer la formation civique de leurs membres, en conformité avec les principes moraux et sociaux aptes à forger des citoyens conscients de leurs devoirs envers la collectivité nationale…

Une noble tâche dont les partis semblent oublier l’importance, en tout cas aucune des personnes que j’ai rencontrées n’affirment avoir reçu de formation à cet effet, pourtant les partis reçoivent des subventions de l’État pour les formations de leurs membres.

En plus de ne pas assurer la formation civique des partisans, les partis sont assimilables à des entreprises car le but n’est plus la conquête du pouvoir pour le bien général mais d’assurer le confort d’un clan.

Témoignage d’un élu de la Mairie de la Commune II de Bamako qui à cause de son statut prefère garder l’anonymat nous relate les defis des partis.

« Seul l’argent permet de faire la politique au Mali ; nous avons beau avoir les bons projets de société, il faut de l’argent pour inciter la population au vote. Il est aussi assez difficile pour les partis politiques car tous reposent généralement sur le financement d’une seule personne, en occurrence le président du parti, alors ce dernier est obligé de collecter des fonds de partout pour faire sa campagne et après il doit rembourser l’argent insuffler dans les campagnes ».

Voilà une des raisons de la corruption et du favoritisme car les marchés publics sont plus souvent attribués aux proches qu’aux méritants.

La crise de citoyenneté

Citoyens
Citoyens Pixabay Images CC

La bonne marche de la démocratie ne va sans des citoyens actifs et impliqués dans le développement de leurs communes, pour ainsi dire, avec leurs contributions, suggérer le chemin à suivre pour le bien-être commun. Par exemple des citoyens respectant leurs droits et devoirs comme : payer ses impôts, voter, s’engager comme volontaire pour répondre à un besoin social.

Ce sont les citoyens qui doivent aussi garder un œil sur le gouvernement afin de pouvoir évaluer les réalisations et les manquements pour ainsi se prononcer aux prochaines élections. Mais l’absence de ces qualités et pratiques citoyennes nuisent grandement à notre démocratie. Car il n’y a que le peuple qui puisse agir contre la corruption, la mal gouvernance, les fraudes électorales…

Il faut une bonne politique pour pouvoir positivement impacter sur le comportement des citoyens, de même qu’il faut des citoyens actifs pour la bonne marche de la démocratie. C’est en tandem que tous les acteurs de la société civile des partis politiques et l’État doivent œuvrer pour la bonne gouvernance et la démocratie, car le rôle de tout un chacun est capital et interdépendant.

Mais tant que l’argent ferra la politique au profits des valeurs, le changement se fera attendre.

 

 


Tu ne la frapperas plus jamais

Elle, elle est juste une des nombreuses femmes dans le monde qui souffrent de la violence conjugale, un crime abject dont elles ne sont cependant pas les seules affectées par les conséquences dévastatrices. Leurs enfants aussi en pâtissent aussi psychologiquement que physiquement.

« Maudite soit toute main qui lève pour frapper une femme »

Le cocon familial

Nous sommes dans une cour commune quelque part dans la ville de Bamako, où tard dans la nuit, entendre les hurlements de Fanta n’avait rien d’inhabituel, pourtant ni ses cris ni l’angoisse qui se lisait sur son front ne suffisaient à faire intercéder le voisinage ou même l’Iman, comme si c’était normal de battre sa femme.

Le foyer familiale est censé être un havre de paix mais quand celui-ci se transforme en une zone de conflit, de tiraillement, où les caresses sont remplacés par le krav maga, où il n’y a pas d’étreinte mais des strangulations, c’est l’homme qui est censé te protéger qui devient ton bourreau. Alors le cocon familial ne restera qu’un rêve pour certaines.

Cry, woman cry

Amadou ne trouvant réconfort que dans l’alcool et ayant perdu tout espoir en la vie quoi que le peu qui lui reste était misé aux jeux de hasard avec les quelques sous qu’il mendiait en longueur de journée a ses amis. Pour un rien, il battait sa femme comme si c’était elle la cause de ses malheurs. Oui selon son acception c’était le cas, car depuis le mariage il avait perdu son emploi et n’avait connu que des infortunes.

Pourtant en dépit de l’exécrable comportement de son mari, la brave Fanta faisait du petit commerce pour prendre en charge les besoins familiaux, avec bravoure elle a su joué le rôle de père et de mère pour maintenir son foyer. On pouvait voir des stigmates sur sa douce peau couleur ébène, et de la douleur dans son regard avec ses yeux d’ange.

violence contre les femmes
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Le regard pesant et injuste de la société

Fanta a souvent pensé au divorce, mais que dira sa famille ? Qui voudra remarier une femme divorcée ? ou ayant déjà enfanté ? et d’un âge avancé. Alors elle supporte tant bien que mal cet enfer de mariage.

Car aux yeux de la société dans les problèmes de couple c’est la femme qui est toujours en tort, car doit soumission et obéissance a son mari.  Les divorcées sont toujours vues comme des libertines ne méritant pas le respect car n’ayant pas su endurer le mariage.

Le mal appel le mal

Marre d’être la risée de tout le quartier, souffrant de voir sa mère se faire battre par un père ivrogne, à seulement 16 ans, alors qu’un soir sa maman se faisait fouetter et que ses gémissements résonnaient dans toute la maison Karim se réveilla.
A bout, ne pouvant plus s’y résigner, une rage folle longtemps intériorisée, remontait en lui ; cette colère aveugle le poussa à s’emparer sans en être conscient d’un couteau de cuisine.

Karim haïssait sa vie, il aurait voulu ne pas être née, à de maintes reprises il avait pensé au suicide. Pour mettre un terme à cet imbroglio, il tenta de sauver des mains de son père, sa maman, d’un seul coup il réduisit au silence son géniteur puis s’exclama : « Tu ne la frapperas plus jamais ».