Pourquoi les noirs sont fiers de leur couleur de peau

Article : Pourquoi les noirs sont fiers de leur couleur de peau
16 janvier 2018

Pourquoi les noirs sont fiers de leur couleur de peau

« Ce qui compte chez un homme, ce n’est pas la couleur de sa peau ou la texture de sa chevelure, mais la texture et la qualité de son âme. » Martin Luther King

Nous sommes des hommes avant d’être des noirs

Je trouve futile de s’enorgueillir de sa couleur de peau, et exécrable, le racisme. Les racistes ont une bassesse d’esprit et une myopie qui les empêche de voir l’homme au-delà de son apparence physique. Les noirs n’ont pas à tomber dans la même bassesse pour riposter.

L’histoire des noirs, de l’Afrique, est lourde et entachée par la colonisation. Une expérience toujours mal digérée car les séquelles demeurent : le noir, inconsciemment ou consciemment, à un rapport conflictuel de complexe avec l’autre, le blanc. Il cherche à mimer le blanc pour prouver que lui aussi, il est un homme. Certains vont même jusqu’à la dépigmentation. D’autres se consolent dans la quête de glorieux vestiges du passé pour marteler que nous aussi, nous sommes dans l’Histoire universelle. Une véritable obsession où, dans les deux cas, le noir se voit et se juge toujours à travers les yeux de l’autre.

Nous devons quitter cette logique qui cherche à prouver aux autres que nous sommes nous aussi des hommes. Nous n’avons pas à ressembler à d’autres pour nos sentir humain. Essayer de se retrancher dans l’africanité, comme dans un scaphandre déconnecté du reste du monde, ne nous sert non plus.

Parce que nos différences sont une richesse

Certains noirs adulent des personnes non pas pour leurs exploits ou leurs qualités intrinsèques, mais pour la couleur de leur épiderme. Tous ces gens fans d’Obama ou autres personnalités noires parce qu’ils partagent la même couleur de peau, cela me laisse perplexe.

Nous n’avons pas à être fiers de notre couleur de peau. C’est notre attitude, nos comportements avec les autres, notre apport à l’humanité qui comptent vraiment. Quand nous parlons des hommes, il est plus judicieux de le faire en général, sans considération de la couleur de peau.

Les différences ne sont pas synonymes de hiérarchie comme le dit avec élégance Albert Jacquard. En aucun cas une brune n’est supérieure à une rousse ou à une basanée. Pour le faible d’esprit les caractéristiques physiques définissent l’homme. Pour ceux qui osent un peu de réflexion ils savent que l’homme n’est pas ce que la nature lui donne mais ce qu’il fait de ce que la nature lui offre.

Parce qu’il n’y a pas d’homme sans les autres

Il n’est pas concevable qu’avec le niveau d’avancement actuel du monde sur divers plans, certaines personnes continuent à en juger d’autres selon leur couleur de peau. Aucune étude scientifique sérieuse à ma connaissance ne confirme l’impact de la couleur de l’épiderme sur les facultés cérébrales. A quoi servent nos avancées technologiques, nos universités, si ça ne nous apprend pas à vivre ensemble ?

En aucun cas la couleur de notre épiderme n’est la cause de nos déconfitures, ni des bourbiers que connaît l’Afrique. Nous avons juste besoin de renouer avec nos valeurs ancestrales, de nous ouvrir au monde et de nous responsabiliser.

La philosophie d’un homme qui croyait sa race pure et au-delà des autres a conduit l’humanité a une guerre mondiale. En jugeant certains par la couleur de leur peau, l’homme est tombé dans l’esclavagisme. Et même quand l’homme s’est senti supérieur à la femme il a été injuste et à entravé l’épanouissement de celle-ci dans nos sociétés.

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots » Martin Luther King

Apprenons de nos erreurs, apprenons du passé, cultivons l’amour et l’ouverture. L’humanité ne doit sa survie qu’à la collaboration. Notre incapacité à comprendre les différences, à les accepter, cela démontre le besoin d’éducation. Le noir n’a pas à se sentir offensé, ni à se justifier, ni même à se sentir fier d’être noir.

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Commentaires

Sandra
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C'est un article très intéressant mais j'aurai bien aimé que vous développiez sur " les valeurs ancestrales" avec lesquelles nous devons renouer. Merci

Makaveli
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Merci Sandra, je pense que nous avons une culture diversifiee et de pratiques ancestraux. Ce que je veux dire c'est a chacun de nous de connaître ces valeurs et de garder ce qui peut nous servir aujourd'hui.

Lilii971
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Bonjour !

Votre article est magnifique. Dieu merci j’ai grandi dans un milieu assez ouvert ( je suis née aux Antilles ), je n’ai quasiment jamais subit de racisme. Dans ma famille t’es noir, bah ouais... t’es noir c’est ta couleur voilà.
Mais j’avoue que... quand je vois tous ces pro-black, cette obsession, ces postbads, ces hashtag ça me met très très mal à l’aise. En fait, eu lieu de me faire du bien, ça me perturbe, ça me stresse. Je ne comprend pas.
Si j’etais Une personne influente, j’aimerais vraiment pas être appréciée juste pour mon physique ou ma couleur de peau.
On veut pas être détestés pour notre physique mais on veut être admirés pour notre physique.. C’est illogique.

Je suis une jeune de 20 ans et je suis noire. Mais ça ne m’empêche pas de voir la beauté de cette diversité, la beauté chez toutes les femmes ( parce que oui ce ne sont pas que les noires qui subissent, si on parle des indiennes on en fini pas )... Dieu est un artiste, il a prit le soin de tous nous créer ( je parle selon mes croyances, vous n’êtes pas obligé d'être d’accord avec moi ), alors qui sommes-nous pour dire que nous sommes des rois et mieux qu’untel ?! 400 ans d’esclavage justifient notre arrogance !? Justifient-ils ce désir incessant de prouver qu’on est beaux !?
Déjà, je pars du principe qu’on ne peut pas être fier de qqch qu’on a pas choisi. Ça ne veut pas dire pour autant haïr cette chose attention.

J’ai une peau en bonne santé et je remercie le ciel. Mais je suis plus fière de mes valeurs et de l’être humain en constante construction que je suis.

Privilégier l’esprit au corps et vous verrez la vraie liberté.

Elysée
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Comme à écrit Sandra, je pense que l'article est intéressant. Toutefois, le sang et la chaire ne sauront jamais ce qu'est l'homme dans sa forme première parce qu'ils regardent au voile plutôt que de regarder au-travers du voile, car ça dépend de ce qu'on voit quand on regarde. William Branham dit: "mon corps, ce n'est pas le vrai moi mais une enveloppe". Il nous faut mourir à nous mêmes, à nos pensées corrompus, notre orgueil... Avant d'avoir la grâce de connaître ce qu'est l'homme car la valeur des'une chose dépend de la connaissance qu'on a de la chose.

Elysée
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Merci pour votre intervention. Continuez