Makaveli

Le dernier joint de marijuana

C’est un leurre de croire qu’allumer un joint peut éteindre nos tracas et nos infortunes. L’euphorie de la drogue anesthésie nos sensations, noie notre esprit, mais le réveil est toujours brutal et les conséquences de cette virulentes addiction ne tardent pas à se montrer : stress, folie, dépression… 

Nos espoirs qui s’envolent en fumée

fumée de cannabis  Pixabay Images CC

J’avais juste 20 ou 21 ans je crois. J’étais plein de courage, d’espoir et d’ambition. Je faisais une licence en philosophie à l’université de Bamako. Pourtant même la philosophie ne m’a pas aidé à cette époque-là. Je voyais mon avenir au bord du gouffre, un avenir que j’avais misé sur la réussite dans les études.

Oui je croyais qu’il fallait bien étudier pour avoir un bon boulot afin de s’assurer une meilleure vie. Sauf que l’Etat malien voyait les choses autrement, où disons l’éducation n’est pas une de ses priorités et ce encore maintenant. D’interminables grèves, celles des professeurs ou étudiants avaient lieu toute l’année. Sur les 9 mois d’année scolaire, nous étudions seulement 7 ou 6 souvent.

Mais cette année-là, les grèves furent plus longues. Les professeurs réclamaient des augmentations de salaire, mais leurs doléances tombaient dans les oreilles d’un État sourd, alors ce fut une année blanche ou une année non valide.

Ma déception fut grande surtout face à l’incapacité de payer une université privée. Alors je trouvais réconfort et refuge dans le cannabis, je l’avais découvert avec mon ami Diabi. Il était dans la même situation que moi alors on s’enfermait dans sa chambre pour griller un ou deux joints de temps en temps.

C’était facile à trouver et pas cher avec 100 F CFA on peut s’en procurer et cela partout à Bamako, comme si ce n’était pas prohibé.

La descente aux enfers

Tramadol Pixabay Images CC

Rapidement notre péché mignon est devenu une addiction, de quelque joints il nous fallait fumer constamment pour nous sentir bien. Insomnie, maux de tête, dépression accompagne toujours le manque. A ce stade je voulais vraiment arrêter mais d’insupportables maux de tête me poussaient toujours à rouler et à chaque fois je me disais que c’était le dernier.

Alors que je bataillais pour me sevrer, Diabi était passé à un niveau supérieur. L’effet du THT ne le contentait pas alors il écrasait des cachets de tramadol pour le fumer avec de la marijuana, en plus des bouteilles d’alcool.

Sans le savoir il avait franchi la ligne rouge, j’aurais dû m’en rendre compte mais qui de nous aurait penser que cette douce drogue nous conduirait à ce stade. C’est vrai que souvent je pensais aux conséquences sur la santé physique, mais pas l’addiction, pas les drogues dures.

Surtout dans un pays sans un centre de cure de desintox, ou les centres de prises en charge de problèmes psychiques sont presque inexistants. Par contre, acheter de la drogue est aussi facile qu’acheter une cigarette…

C’est comme cela qu’un matin la maman de Diabi m’interpella. Il avait eu des troubles mentaux et avait quitté la maison depuis 4 jours. Les recherches nous ont conduit à le découvrir nu, sous un pont entrain de divaguer.

Ce jour fut le jour de mon dernier joint de marijuana.

Dépression Pixabay Images CC


Des phrases et des lignes de code

Qu’est ce qui se passe derrière nos sites web ? la réponse à cette question pourtant simple m’amènera dans un monde insoupçonné de langages informatiques.

Une découverte d’où naquit un amour pour le développement web en plus de la rédaction. Depuis j’écris des phrases et des lignes de codes.

Commençons par les navigateurs

navigateurs web

Les navigateurs web (Chrome, Opéra…) que nous utilisons pour surfer sur internet ne sont en fait que des logiciels permettant d’interpréter des langages de programmation (HTML, JavaScript, CSS…)  Pour ensuite afficher la représentation.

Pour accéder aux sites web le navigateur effectue un échange avec un serveur d’où les concepts client et serveur.  Le client c’est notre ordinateur, tablette ou téléphone qui demande à travers notre navigateur Web, c’est lui qui va nous permettre de voir le Web

Et le serveur, c’est en fait un ordinateur puissant sans écran, qui marche 7j/7 qui stocke et héberge des sites Web. C’est sur ce super ordinateur que se trouvent les sites internet auquel on veut accéder.

Les sites web sont où ?

Un site web est un nombre de fichiers enregistrés dans le répertoire racine de l’espace disque d’un hébergement web. Lorsque quelqu’un saisit votre nom de domaine dans le navigateur, le navigateur envoie une requête au serveur d’hébergement du site.

serveur

Puis le serveur renvoie au navigateur les données demandées qui sont alors affichées dans le navigateur, représentant votre site Internet. Il se fait à partir de langage comme : HTML, CSS, PHP, JAVA, SCRIPTS.

Les langages informatiques

Le HTML (HyperText Mark up Langage) est un langage constitué de balises, il permet de structurer et de mettre en forme le contenu d’une page par exemple de dire que ceci est un paragraphe, liste, titre …

Le CSS (cascading style sheet) est un langage permettant la mise en forme du html, le CSS permet de définir la présentation d’une page web, il assure le côté esthétique : couleur et taille de la police de caractère, couleur de fond, alignement du texte, placement des images …

C’est deux langages sont des langage client, ou “Front-End. Par contre, tout le travail qu’effectuera le serveur sur nos pages Web avant de les envoyer au client sera écrit en langage serveur “Back-End.

Un site dynamique ou statique

Le langage HTML et CSS ne permet que de faire des sites statiques, c’est à dire toujours présenté de la même façon. Ces sites peuvent présenter toute forme de contenu, animations flash, images, musique, vidéo etc.… Mais elles ne changent pas d’apparence et c’est en ce sens qu’elles sont statiques.

Un site dynamique demande d’autre langage comme le PHP, le JAVA SCRIPT…  Ces langages permettent d’apporter aux sites des fonctionnalités supplémentaires comme par exemple les forums (présenté le site sous un aspect diffèrent selon les visiteurs par exemple si nous, nous connectons sur notre Facebook).

Les codes, c’est un plus pour le blogueur

Pour un blogueur connaitre les codes est un plus, il pourra prendre en main la sécurité de son site, y ajouter plus de fonctionnalités, ou décider lui-même de l’apparence de son site sans être limiter par un template mais aussi bien gérer le référencement de son site.

Depuis j’écris des phrases et des lignes de code, bien vrai qu’il ne soit pas aussi simple d’écrire des codes.


Au Mali l’article 320 est un permis de tuer

Pas une semaine ne passe, sans que l’on assiste au lynchage d’un coupable ou présumé coupable de vol. Un acte déshumanisant pourtant accepté par des citoyens ayant perdu toute confiance au système judiciaire, à bout, et à force de vivre dans une atmosphère de danger et d’insécurité grandissant. La justice populaire, n’est-ce pas là, les tares du système judiciaire et l’absence manifeste des forces coercitives et de protections des citoyens ?

Une convention populaire et tacite

L’article 320 est une pratique qui date depuis des lustres, elle signifie 300 franc CFA d’essence et 20 franc CFA pour un paquet d’allumette afin de brûler vif ceux qui se rendraient coupable de vol ou de banditisme. Ignoble, incivique et totalement à l’encontre des droits de l’homme et la Constitution du Mali qui garantit la présomption d’innocence. L’application récurrente de l’article 230 n’est que le signe du banditisme grandissant  et une machine judiciaire inopérante.
Vous pouvez voir les images ici ( Attention ces images peuvent heurter la sensibilité du public)

Une insécurité grandissante

Avec une population jeune 54% et un taux de chômage élevé, ou chaque année plus de 12 000 récipiendaires quittent les universités sans espoir d’être embauchés. Le recours pour les jeunes reste le commerce, l’immigration ou se faire recruter dans l’armée.

Nombreux sont les jeunes filles qui recours à la prostitution pour s’en sortir, et beaucoup de jeune homme qui se livrent au banditisme surtout les vols de moto, « popoman » voleurs de moto, ou à la vente de substance illicite.

Ces motos Djakarta moyen de déplacement de prédilection des Maliens coute 350 000 franc CFA. Nos larrons en plus de voler les motos très souvent attentent à la vie des propriétaires. Les motos sont ensuite revendues à des prix dérisoires a des receleurs dans le grand marché de Bamako et de Soukouni Coura, des endroits connus de tous aussi bien que certains voleurs de renoms.

Abusés les maliens répondent au mal par le mal

L’absence de justice déséquilibre la société

Rare sont les motocyclistes qui ne redoutent la ville de Bamako après minuit, rare sont les citoyens qui n’ont été victimes de vol de moto.

La population a perdu toute foi en la justice, ou les auteurs vols et de meurtres se voient relâcher par quelque magouille. Ou nous voyons souvent des collaborations entre policiers et malfrats. Bref ou le phénomène de vol de moto s’accroit sans qu’aucune mesure spéciale ne soit prise contre. La population comme à chaque fois se rend justice par elle-même en appliquant le 320 brûler vifs les voleurs.

L’histoire nous a montée

l’injustice et l’impunité engendrent bien des maux. L’article 320 est certes une pratique inhumaine, un retour à la barbarie, et rien ne mettra fin à cette hérésie  qu’une justice impartiale et opérationnelle, et des précautions adéquates pour protéger les citoyens.

 


La lutte contre le franc CFA est-il un faux combat ?

La question du franc CFA est une source de dissension entre de nombreux citoyens et mêmes les économistes, alors que certains le voit comme un  vestige colonial et qui continue à freiner l’essor de l’Afrique, d’autres pensent le contraire et attribuent le retard des zones du franc CFA a d’autres facteurs.

Ce sont les pays de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), ceux de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) et les Comores qui utilisent le franc CFA comme monnaie commune.

Le CFA est arrimé à la monnaie unique européenne l’Euro selon des accords datant du 26 décembre 1945. Un accord à travers lequel la France garantit la convertibilité du CFA, en retour les pays de ladite zone déposent 50% de leurs réserves auprès du trésor français.

Le Franc CFA est-il la mère de tous nos maux ?

Pour moi la devise à lui seul n’explique pas le sous-développement des pays de la zone CFA. En 2015 selon les données de la Banque mondiale, le PIB des pays africains s’élevait à 2,24 trillions de dollars US. Le PIB de la France la même année était de 2,42 trillions de dollars US.

L’Afrique dans le commerce mondial représente 2,2% pour les exportations et 4% pour les importations. Selon l’economiste.com

Ce qui explique le développement économique d’un pays ne dépend pas que de sa devise, mais aussi de sa capacité à vendre plus de produits à l’étranger ce qui détermine aussi la force de sa monnaie en plus de sa capacité à créer des richesses et la stabilité.

La Guinée Conakry a sa propre monnaie pourtant elle n’est pas une puissance économique en dépit de toutes les richesses naturelles de ce pays. Par contre même entre les pays de la zone franc certains connaissent un progrès par rapport à d’autres dû à leur capacité à créer de l’emploi et à prendre des mesures efficaces pour promouvoir l’économie comme le Sénégal.

Les boulets au développement

Si l’Afrique veut prendre son envol économique qu’il commence déjà à produire ce qu’il consomme, et à exporter plus ses productions sur le marché international.

Les freins au développement du continent sont multiples et divers. Déjà ne faut-il pas que les africains eux même trouvent une solution à la problématique de la corruption qui nuit gravement à l’essor des pays.

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, a estimé, dans un entretien accordé le 14 décembre à l’agence de presse officielle nigériane NAN, que l’Afrique perd 148 milliards de dollars chaque année en raison de la corruption qui gangrène la plupart des économies du continent.

Chaque année des milliers de jeunes perdent ou risquent leur vie pour rejoindre l’occident, parce que même avec l’aide internationale au développement nos gouvernements sont incapables de créer des emplois durables pour les jeunes.

Beaucoup de nos pays sont même incapables d’assurer l’alternance politique, d’où la fréquence de guerre civile, crise politique et insécurité.

Que dire de l’éducation ou l’accès a une instruction de qualité qui est un luxe, et même nos intellectuels se forment en occident car nos universités ne sont pas capables de produire des récipiendaires qualifiés.

CFA ou non, nos chefs d’Etats doivent prendre leur responsabilité à créer un climat propice à l’émergence économique qui passe par la facilitation et l’accompagnement des jeunes entrepreneurs, à lutter contre la corruption, promouvoir la démocratie tout en investissant sur une éducation de qualité pour les jeunes. 

 

 


Mamadou et Bineta: l’amour impossible

C’est l’histoire d’amour de deux cœurs faits l’un pour l’autre, mais que tout sépare. C’est un amour comme on en voit que dans les films, une relation que ni la société ni les traditions ne veulent voir. Entre choisir son cœur ou sa raison, entre choisir son âme sœur ou sa famille, nos tourtereaux se trouvent face à un dilemme.

 Romeo et Juliette

On ne choisit pas d’être amoureux, ni quand, ni la personne.  Si cela est vrai Mamadou et Bineta sont juste des victimes, des victimes des flèches de cupidon, qui a tiré les yeux fermés.

Pour lui c’était une évidence, car il n’avait jamais ressenti ni aimé de cette manière. Pour lui c’était la femme de sa vie, celle avec qui il allait partager sa vie, car sans elle, en avait-il une ? Depuis déjà deux ans qu’il a s’était habitué à elle, elle à lui, ils slalomaient en tandem sur le chemin de la vie entre les heurts et bonheurs en parfaite symbiose.

Les frontières de l’amour

Les vestiges des traditions sont venus troublés la félicité du paradis, comme le fruit de l’arbre de la connaissance. Quand il voulut la faire sienne devant la loi, devant Dieu, les barrières qu’imposaient la tradition, la famille furent implacables.

Elle est Kouyaté, née d’une grande famille de griot, une famille de caste et quant à lui, Keita, fils d’une famille de noble ; selon les coutumes aucun mariage ne doit être scellée entre griot et noble.  Des consignes ancestrales que même l’amour n’a su braver, car s’y aventurer c’est se mettre à dos sa famille et la société.

Et même si par définition le mariage est l’union sacrée et légale de deux personnes de sexe différent. Ici au Mali c’est l’union des familles. Et même si nous choisissons la personne avec qui nous voulons bien nous marier, notre choix doit être valider par les géniteurs au risque d’être bannit.

« Rien ni personne ne doit empêcher l’union des gens qui s’aiment. »Diams

Ils n’ont pas choisi leurs familles ni de tomber amoureux, pourtant il va falloir choisir entre son cœur et sa raison, entre son âme sœur et sa famille. Mamadou et Bineta sont comme toutes ces personnes qui s’aiment mais que le poids des préjugés et des traditions sépare. Souvent à cause de la différence de religion, d’ethnie ou de caste, de couleur…